Parole Aux Élèves – Soufiane

À seulement 25 ans, le parcours de Soufiane impressionne déjà. Bientôt détenteur d’un double master, Soufiane a d’abord obtenu le diplôme d’ingénieur industriel en électromécanique et est à présent en voie d’acquérir le diplôme d’ingénieur commercial en parallèle de son travail à la Ville de Bruxelles et de ses cours pour obtenir l’agrégation de l’enseignement secondaire supérieur. Pourtant, quelques années auparavant, le jeune homme n’imaginait pas pouvoir en faire tant.

« J’avais une mauvaise image de G. (école du centre-ville), je pensais que c’était une mauvaise école du point de vue de l’enseignement. Surtout quand on expliquait la différence de niveau entre le supérieur et le secondaire, j’avais très peur mais quand j’ai commencé à me donner à fond dans le supérieur et à avoir de bonnes notes, ça m’a mis une claque. J’ai compris que j’en étais capable et ça m’a encore plus motivé. Le fait de venir d’une école « mal réputée » a surtout été une motivation pour moi. Je dois mon niveau de math et de physique à G. »

C’est avec reconnaissance, des souvenirs plein la tête et un sourire jusqu’aux oreilles que Soufiane parle de son ancien Athénée, l’école qui l’a vu grandir jusqu’à ses 17 ans. Soufiane a beaucoup aimé son école, la diversité qui l’a défini, les professeurs qui y travaillent et l’ambiance qui y régnait.

« L’école c’était pour moi une espèce de cours de récré avec quelques moments sérieux, comme quand il y avait des examens, mais ça faisait partie du bagage scolaire »

Il faut dire que Soufiane a toujours été bon élève, malgré les bavardages incessants qui faisaient sa réputation, c’était un élève aimé de tous, poussé par ses parents ainsi que par les professeurs qui ont su voir en lui un véritable potentiel.

« Les profs me remettaient souvent en place pourtant je n’ai jamais ressenti aucune haine envers moi. Dans ma classe, il y avait souvent des perturbateurs et je sentais que les profs n’en voulaient plus dans leur classe. Certains profs faisaient ressentir à leurs élèves qu’ils ne voulaient plus d’eux, on avait l’impression qu’ils se disaient que ça ne leur servait à rien de venir car ils n’avaient pas d’avenir. Mais, en ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’impression qu’ils ressentaient ça envers moi malgré le fait que je parlais beaucoup et que j’interrompais souvent la classe. »

Soufiane a eu la chance d’être entouré et soutenu car on a cru en lui et ça a été un de ses moteurs premiers.

« Prof c’est le métier le plus important. Le prof forme tout le monde, sans prof il n’y a rien. C’est le leader des adultes de demain … Ce sont les profs qui font notre parcours !»

Ces propos pleins de sens découlent en réalité tout naturellement d’un parcours scolaire d’enseignants inspirants tels que Madame H., l’enseignante qui a poussé Soufiane à se lancer en option sciences ‘forte’, Monsieur G., celui qui lui a conseillé d’aller étudier dans sa haute école, Monsieur H. qui faisait durement charbonner ses élèves en physique pour leur permettre de réussir leurs études scientifiques en supérieur, Monsieur T., le professeur de français à la pédagogie unique qui a poussé ses élèves à évoluer de la meilleure façon qui soit. Ce sont tous ces enseignants qui, ensemble, ont guidé Soufiane sur le chemin de sa vie.

À seulement 25 ans, le parcours de Soufiane impressionne déjà. Bientôt détenteur d’un double master, Soufiane a d’abord obtenu le diplôme d’ingénieur industriel en électromécanique et est à présent en voie d’acquérir le diplôme d’ingénieur commercial en parallèle de son travail à la Ville de Bruxelles et de ses cours pour obtenir l’agrégation de l’enseignement secondaire supérieur. Pourtant, quelques années auparavant, le jeune homme n’imaginait pas pouvoir en faire tant.

« J’avais une mauvaise image de G. (école du centre-ville), je pensais que c’était une mauvaise école du point de vue de l’enseignement. Surtout quand on expliquait la différence de niveau entre le supérieur et le secondaire, j’avais très peur mais quand j’ai commencé à me donner à fond dans le supérieur et à avoir de bonnes notes, ça m’a mis une claque. J’ai compris que j’en étais capable et ça m’a encore plus motivé. Le fait de venir d’une école « mal réputée » a surtout été une motivation pour moi. Je dois mon niveau de math et de physique à G. »

C’est avec reconnaissance, des souvenirs plein la tête et un sourire jusqu’aux oreilles que Soufiane parle de son ancien Athénée, l’école qui l’a vu grandir jusqu’à ses 17 ans. Soufiane a beaucoup aimé son école, la diversité qui l’a défini, les professeurs qui y travaillent et l’ambiance qui y régnait.

« L’école c’était pour moi une espèce de cours de récré avec quelques moments sérieux, comme quand il y avait des examens, mais ça faisait partie du bagage scolaire »

Il faut dire que Soufiane a toujours été bon élève, malgré les bavardages incessants qui faisaient sa réputation, c’était un élève aimé de tous, poussé par ses parents ainsi que par les professeurs qui ont su voir en lui un véritable potentiel.

« Les profs me remettaient souvent en place pourtant je n’ai jamais ressenti aucune haine envers moi. Dans ma classe, il y avait souvent des perturbateurs et je sentais que les profs n’en voulaient plus dans leur classe. Certains profs faisaient ressentir à leurs élèves qu’ils ne voulaient plus d’eux, on avait l’impression qu’ils se disaient que ça ne leur servait à rien de venir car ils n’avaient pas d’avenir. Mais, en ce qui me concerne, je n’ai jamais eu l’impression qu’ils ressentaient ça envers moi malgré le fait que je parlais beaucoup et que j’interrompais souvent la classe. »

Soufiane a eu la chance d’être entouré et soutenu car on a cru en lui et ça a été un de ses moteurs premiers.

« Prof c’est le métier le plus important. Le prof forme tout le monde, sans prof il n’y a rien. C’est le leader des adultes de demain … Ce sont les profs qui font notre parcours !»

Ces propos pleins de sens découlent en réalité tout naturellement d’un parcours scolaire d’enseignants inspirants tels que Madame H., l’enseignante qui a poussé Soufiane à se lancer en option sciences ‘forte’, Monsieur G., celui qui lui a conseillé d’aller étudier dans sa haute école, Monsieur H. qui faisait durement charbonner ses élèves en physique pour leur permettre de réussir leurs études scientifiques en supérieur, Monsieur T., le professeur de français à la pédagogie unique qui a poussé ses élèves à évoluer de la meilleure façon qui soit. Ce sont tous ces enseignants qui, ensemble, ont guidé Soufiane sur le chemin de sa vie.

« Ce qui m’a permis de m’accrocher aux études c’est le fait que je m’amusais ; j’étais content parce que je n’avais pas de mauvaises notes et, en plus, c’était amusant d’aller en classe. La meilleure façon d’apprendre c’est en s’amusant parce que quand on s’amuse on retient tout plus facilement. Il faut libérer de la dopamine, pour moi c’est ça la clé. »

 

 

 

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